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Je n’avais encore jamais lu Dickens, mais quand j’ai trouvé « Les grandes espérances » dans une boite à livres, je me suis dit que c’était le moment. Pip est un jeune orphelin recueilli et « élevé à la cuillère » par sa sœur et son mari Joe le forgeron. Pourtant la vie n’est pas toujours facile avec cette frangine pas commode qui ne laisse rien passer (sauf les coups), heureusement que Joe est là pour partager avec bonhomie et tendresse les humeurs de madame. Mais un jour que Pip se recueille sur la tombe de ses parents, il voit débouler un forçat en cavale qui lui demande sous la menace de l’aider. Du haut de ses 5 ans, Pip terrorisé va alors piquer le pâté de canard dans le garde manger de la maisonnée. Ce qu’il ne sait pas, c’est que cette décision va changer à tout jamais le cours de sa vie… Ce qui m’a d’abord frappé et que j’ai beaucoup apprécié, c’est l’humour de Dickens : quel sens du ridicule et de la dérision face à cette société anglaise qui se voulait si exemplaire ! Le roman est en plus riche en personnages tous plus singuliers les uns que les autres, avec notamment miss Havisham, riche vieille fille abandonnée le jour de son mariage et vivant depuis recluse dans le noir, Mr Wemmick, homme de loi farfelu sonnant le canon tous les dimanches pour son vieux totalement sourd, ou bien encore Hubert, l’ami complètement à coté de la plaque. Ce que j’ai aimé aussi, c’est que je ne connaissais pas du tout l’histoire (ne vous fiez pas à mon pitch, il ne raconte que les 50 premières pages sur 700 !), je me suis donc régalée des multiples rebondissements que compte cette histoire : quelle imagination Mr Dickens ! En plus c’est super facile à lire. Bref, je recommande, et pour poursuivre je vais peut-être me laisser tenter par ses fameux contes de Noël.

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